Centre d’accueil de 150 jeunes adultes isolés à Chennevières : le maire nous cache le projet

Mis à jour : 7 oct. 2020

Fin juillet, l’Etat a décidé d’implanter avenue de Coeuilly, derrière le Fort et le Collège Molière, 150 logements sociaux en constructions modulaires pour de jeunes majeurs isolés en situation de grande précarité - et éventuellement quelques familles.


Implantation des logements sociaux rue de Coeuilly - Google Earth

Il est évident que notre ville a un devoir de solidarité envers les plus démunis mais il est bon de rappeler que Chennevières dispose déjà, à cet endroit, d’un dispositif d’hébergement de 55 places pour les personnes en difficultés.


Or, Jean-Pierre Barnaud est étonnamment absent de ce dossier embarrassant contrairement aux autres maires concernés qui remuent ciel et terre pour s’opposer à ce projet (lire l'article des Echos).


En effet, contacté par l’un des Maires des 2 autres villes concernées en Ile-de-France et le Préfet de région depuis plusieurs semaines, Jean-Pierre Barnaud ne s’est pas manifesté et n’a pas daigné défendre le cadre de vie qu’il prétend instaurer à Chennevières, ni les intérêts des Canavérois. Il consent par son silence à ce que la ville se voit imposer ce projet social et trouve sans aucun doute un prétexte pour pouvoir augmenter à nouveau les impôts pour financer les infrastructures et services que la ville aura à mettre en place pour une population « en transit ».


En tant que Groupe d’opposition, nous regrettons l’absence d’information du maire. Nous regrettons également le mépris dont il fait preuve en n’organisant aucune concertation avec les Canavérois, notamment avec les riverains de ce projet. Par son inaction, il subit les choses au détriment du développement de la Ville et de la préservation de son cadre.

Au contraire, Jean-Pierre Barnaud reproduit les erreurs du passé tant décriées aujourd’hui par tous, en concentrant les logements sociaux en un même lieu. A terme ce seront plus de 200 personnes “de passage” qui résideront en vase clos entre le collège Molière et la nouvelle école Germaine Tillion alors que l’heure est à la mixité sociale, stigmatisant une nouvelle fois les populations en difficultés.


Exemple de constructions modulaires pour l'accueil de personnes en situation de précarité

De notre côté, nous estimons que la concentration de constructions modulaires n’est pas de nature à valoriser le cadre de vie à Chennevières et que ces logements temporaires ne sont pas une solution pérenne pour ceux qui en bénéficieront. De plus, nous considérons que le sort des Canavérois est une priorité et que la vocation de ce secteur en entrée de ville n’est pas d’accueillir des structures annoncées comme temporaires (au minimum 8 ans) car nous savons qu’elles s’installeront durablement comme cela à déjà été le cas par le passé.


Découvrant ce projet, il nous est apparu primordial, contrairement au maire, de vous en informer car il concerne chacun d’entre nous et le devenir de notre ville.

Soutenez-nous et signez la pétition : https://www.change.org/p/les-habitants-de-chennevi%C3%A8res-sur-marne-non-%C3%A0-150-logements-sociaux-modulaires-suppl%C3%A9mentaires-sans-concertation-%C3%A0-chennevi%C3%A8res


Toutes les informations sur ce projet qui devrait voir le jour au cours du premier semestre 2021 sur le site du gouvernement :

https://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/Region-et-institutions/L-action-de-l-Etat/Hebergement-et-Logement/Logement/AMI-pour-la-realisation-d-operations-de-logements-sociaux-ou-d-hebergement-en-modulaires