Transport scolaire en panne

A Chennevières, les jeux du Val-de-Marne qui permettent aux enfants des écoles et des centres aérés de participer à des activités et mini-compétitions sportives, ont eu lieu du 7 au 16 juin. A l’initiative du Département, certaines villes ont été plus loin en proposant, parfois avec l’aide d’associations locales, des activités complémentaires. A Chennevières, seule la partie mise en place par le département a été proposée à tous les écoliers de la ville.



Tous, c’est un bien grand mot, puisque plusieurs classes se sont vu contraintes d’annuler leur participation, souvent à la dernière minute, faute de cars pour les emmener sur site. Ce fût le cas pour des classes de Jacques Doré et de Germaine Tillion, peut-être aussi d’autres écoles.


Ce n’est pas la faute de la mairie, répondent les Panou-panous de la majorité, c’est de la faute du prestataire avec lequel pourtant, la mairie vient de prolonger il y a tout juste quelques semaines le même contrat pour 3 ans.

Aux regards des nombreux “couacs” de transport ces derniers mois, où nombre de sorties n’ont pu avoir lieu (à la piscine en particulier) parce que le car n’est tout simplement pas venu, nous sommes surpris encore une fois que la mairie défende en conseils d’école le transporteur “qui subit la crise, [...] qui n’a pas assez de chauffeurs”, et patati et patata, sans s’inquiéter plus que cela des enfants qui attendent bien sagement un car qui ne viendra jamais.


On apprend même en ce début de semaine qu'il n'y aura plus de car jusqu'à la fin de l'année. Une ville avec des services de qualité, nous répète-t-on pour justifier la hausse des impôts, c'est bien ça ?

Les directrices et directeurs d'école en sont à demander aux parents de se rendre disponibles pour accompagner les enfants à pied aux sorties. Magnifique. Mais bon, la mairie n’y est pour rien, elle ne peut rien faire, ce - n'est - pas - de - sa - faute !


A-t-on besoin d'en dire plus ? Normalement non, un enfant de 6 ans saurait quoi faire en pareil situation. Malheureusement le maire et sa majorité non, il faut leur expliquer avec des mots simple sinon il ne voient pas la solution et préfèrent perdre leur temps à expliquer que nous ne sommes pas constructifs.


Donc le conseil du jour est : " Quand ça ne fonctionne pas avec un prestataire, on ne re-signe pas un contrat pour 3 ans supplémentaires avec lui, on en change !".

Mais bon, ils doivent être occupés à des choses plus importantes, revoir les contrats ou chercher des prestataires plus efficaces, ça peut attendre. Navrant.